Marine a largué les amarres pour l’Amérique du Sud


Environnement, Exploration, Témoignage / vendredi, février 12th, 2021

Le Noise ESSEC vous partage ici un bel article écrit par ESSEC Transition, que nous remercions.

Marine, après avoir terminé son MBA en Hospitality Management à l’ESSEC, où elle a également suivi la chaire Innovation et Entrepreneuriat Social, a fait un choix atypique.  

Amoureuse des voyages, elle a décidé de partir à l’aventure. Son meilleur ami, Edouard, est devenu son compagnon de route. Une idée un peu folle a alors vu le jour : inspirés par le documentaire Human, de Yann Arthus-Bertrand, ils ont pris le large direction l’Amérique du Sud pour embrasser la diversité des cultures et des rencontres, le tout sans argent ou presque, et à la voile pour traverser l’Atlantique. Pendant 10 mois, ils ont parcouru 13 634 km en stop, à pied ou en bateau. C’est ainsi qu’est né le projet « A Sense Of Adventure ». Voyager autrement, c’est possible, leur expérience en est la preuve. 

Comment l’idée du projet a-t-elle germé et en combien de temps s’est-elle concrétisée ?

Sensibilisée aux questions de diversité, de différences, Marine est partie à la rencontre de femmes et d’hommes, avec la volonté de faire un pied de nez aux idées reçues, à l’entre-soi. Avec Edouard, qui maîtrisait le montage vidéo, elle a plié bagages pour découvrir le monde avec un autre regard, et réaliser des portraits témoignages au gré des rencontres. Petit à petit, des pièces se sont ajoutées au puzzle : le transat, le voyage « sans argent » impliquant d’aller vers l’autre à travers les trajets en stop et les échanges de services sous forme de volontariat, dans les écoles, auberges… Leur projet s’est rapidement concrétisé : l’idée est née en mai 2019 ; en novembre, saison idéale pour les traversées, les deux amis mettaient les voiles.

Traverser l’Atlantique à la voile, est-ce à la portée de quiconque ose se lancer ?

Avant de partir, Marine avait pour expérience de « voileuse » un après-midi passé en bateau. La transatlantique était une idée d’Edouard. Dubitative au départ, elle s’est notamment laissé guider par sa conscience écologique et la possibilité de minimiser son empreinte carbone en évitant l’avion. 130 jours passés sur l’océan quand on n’a pas le pied marin à l’origine, un projet fou ? Finalement, pas tant que ça : beaucoup de capitaines cherchent des voyageurs inexpérimentés pour pouvoir s’appuyer sur leur aide tout en gardant les commandes du bateau. La partie technique n’a donc pas été si compliquée. Marine a surtout vécu la traversée comme une expérience sociale : il ne s’agissait pas seulement de rejoindre une destination, mais de cohabiter plusieurs mois dans un espace réduit tout en se préparant à découvrir un autre continent.

Une fois rendus en Amérique du Sud, un trajet a-t-il été particulièrement marquant ?

Vers la fin du périple, Marine et Edouard devaient descendre rapidement l’Equateur pour rejoindre le Pérou. C’est un camion qui les y a conduits. La particularité du voyage ? Ils ont passé 12 heures perchés tout en haut d’une cargaison de sucre (Gardez-vous de tenter l’expérience, ce n’est pas très sécuritaire). Pendant leur voyage, les deux amis ont fait 368 trajets en stop : voitures, camions, pirogues…

Le travail de communication, pour faire vivre récits de voyage et témoignages, a demandé du temps : pourquoi ce partage au plus grand nombre est-il si important ?

Il a fallu trouver un équilibre entre « vivre » le voyage et le « raconter » : cette volonté de partager les rencontres faites sur place à travers les portraits réalisés a eu pour objectif d’inspirer les lecteurs et de leur montrer que l’aventure est accessible à tous, qu’il est possible de sortir de sa zone de confort sans qu’il y ait besoin de beaucoup d’argent.

Un message à passer aux étudiants qui voudraient faire l’expérience du slow travel ?

La destination, ce n’est pas toujours (ou en tout cas pas seulement) ce qui compte. Pour celui ou celle qui dispose du temps nécessaire et n’a pas peur de se lancer, le champ des possibles est large. Voyager en stop en particulier, nous dit Marine, permet de faire des rencontres très enrichissantes, de s’ouvrir à d’autres façons de penser. Le « moyen » de transport fait partie intégrante de l’expérience de voyage.

Pour en savoir plus sur le projet de Marine et Edouard, pour profiter d’astuces voyage et devenir un aventurier aguerri, c’est par ici :

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